Ex-voto marins
Au XIXe siècle, pour un accident mortel de travail dans les mines, on pouvait en compter dix fois plus dans les métiers de la mer. Les marins, les immigrants démunis ou les riches aventuriers qui foulaient le pont des navires, savaient que la mort serait une escale possible quand la mer déchaînée transformerait le navire en coquille de noix.Les ex-voto marins pouvaient être des tableaux décrivant le naufrage, avec la date de celui-ci inscrite avec les circonstances de la tragédie, ou même des gestes spirituels de gratitude comme en témoigne Christophe-Colomb lui-même au retour du premier voyage d'Amérique, une fois arrivé en vue des Açores. "Il ordonna que l'on tirât au sort celui qui se rendrait en pèlerinage à Santa-Maria de Guagalupe (située en Espagne et objet de dévotion de la part des marins espagnols) lui portant un cierge de pure cire de cinq livres, et que tous firent voeu que celui que désignerait le sort accomplirait le pèlerinage."
L'ex-voto marin peut se présenter aussi sous la forme d'un bateau miniature sculpté dans le bois au couteau, par les marins eux-mêmes et gardés tout au long du voyage dans le fond de leur poche. Dès le XIXe siècle, lors de l'invention du verre transparent, les gens de la mer trouvent la possibilité de glisser les bateaux miniatures à l'intérieur des bouteilles. De plus, la marine commerciale installe ses marins de façon plus spacieuse à bord des navires et chacun peut disposer tout au long du voyage, d'un coin qui lui est réservé.
Les ex-voto marins, rivalisant de prouesse et d'ingéniosité, seront utilisés comme cadeau au capitaine, au tavernier accueillant, à la famille patiente ou offerts en espoir de protection, aux murs et plafonds des églises dédiées à la protection des marins.
Mer houleuse
Bateau perle
Bateau perche
Notre Dame
Naufrage
Chemins de mer